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J'ai déjà évoqué avec vous mon matériel. Aujourd'hui, je souhaiterais faire un focus sur mon logiciel d'écriture : Pagefour. Pourquoi maintenant ? Parce que le développeur a décidé de cesser de créer des mises à jour. Le logiciel continue de vivre, mais il a été remplacé par un nouveau produit (que je vous présenterai la semaine prochaine !). Le moment est donc venu pour moi de faire mes adieux à Pagefour après dix ans passés ensemble.

Pourquoi utiliser Pagefour ?

Oui, je sais, il existe plein d'autres logiciels bien meilleurs sur le marché, le premier qui me vient à l'esprit étant Scrivener, même si je ne le connais que de réputation. Cependant, je tiens à souligner plusieurs choses : la première, c'est que je ne prétends à la publication que depuis peu. Avant, l'écriture constituait pour moi un loisir, quand je trouvais du temps. Y consacrer de l'argent constituait un pas de géant que je n'étais pas prête à franchir. PageFour était idéal pour cela : au début, l'utilisation du logiciel n'était pas limitée dans le temps, mais dans le nombre de notebooks (ou projets) à ouvrir. C'était parfait pour moi ! J'ai donc passé plusieurs années à l'utiliser et m'y familiariser avant de m'acheter une licence.

L'argument principal que je trouve en faveur de Pagefour c'est sa simplicité. Pas de décompte de mots, pas de mise en page, pas de puces, un simple éditeur de texte avec tout sous la main et sous les yeux. Le principe est de pouvoir se concentrer sur son écriture, de ne pas avoir quoi que ce soit qui nous perturbe au moment où l'inspiration frappe. Pour moi, sa taille adaptable constitue un atout car, comme vous le savez déjà, j'ai besoin de faire plusieurs choses en même temps pour pouvoir bien me concentrer. Le fait que le logiciel ne soit pas trop chargé me permet de le réduire à une demi-fenêtre et de regarder des vidéos/écouter de la musique/suivre une actualité en même temps.

L'arborescence et le reste

PageFour, comme tous les logiciels d'écriture, possède une arborescence que l'auteur peut développer à souhait. Cela permet d'avoir plein de sujets différents sous les yeux, de passer d'une nouvelle à une autre, d'une prise de note à un roman... Bref, c'est facile d'utilisation, adaptable à souhait et cela permet de correspondre à n'importe quel projet. Les sauvegardes régulières et les exportations aisées permettent aussi de ne jamais perdre ses documents (cela ne m'est arrivé qu'une fois, mais c'était par ma faute, je n'avais pas créé le dossier de destination que j'avais indiqué et donc je ne sauvegardais pas, en réalité...). Le système d'arborescence permet surtout de se retrouver dans les grands projets, par chapitres, par tomes, et de savoir où se trouve l'information dont on a besoin. 

La fin de PageFour

Bref, je me contentais parfaitement de cet outil quand le développeur a envoyé un mail à l'intégralité des acheteurs pour signaler la fin du logiciel. Il y expliquait que son but premier se retrouvait détourné puisque le logiciel n'était pas utilisé que par des auteurs, mais par d'autres professions. Il nous présentait Atomic Scribbler, sa nouvelle création, adaptée expressément aux écrivains... Et il offrait une licence gratuite pour faire la transition, avec un an de mises à jour. J'ai bien sûr accepté, mais je conserve PageFour comme backup. Pourquoi ? Déjà par attachement, mais surtout parce qu'il marche. Bien sûr, je n'aurai plus de mises à jour, mais elles n'étaient pas légion, et le logiciel reste fonctionnel. Je vais donc continuer à l'utiliser, même si moins souvent, non seulement parce que je reste fidèle aux repères acquis depuis mes débuts mais surtout parce qu'Atomic Scribbler présente des inconvénients que PageFour n'a pas et dont je vous parlerai la semaine prochaine !