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Le NaNoWriMo, qu'est-ce que c'est ?

Le National Novel Writing Month (mois de l'écriture de roman national) est un événement d'origine américaine mais qui, au fil des ans, a pris une ampleur internationale, dans la même lignée que l'Inktober consacré au dessin. Le principe est simple : pendant un mois, les écrivains, amateurs ou professionnels, se mettent au défi d'écrire un roman de 50 000 mots. Un site internet et des événements s'organisent pour qu'ils puissent partager leur expérience, poster des extraits, tenir un compte de leur progression et un système de badges et récompenses est mis en place pour se féliciter de la progression accomplie.

Alors, pourquoi je n'y participe pas ?

- l'écriture, un exercice solitaire

Je ne m'implique pas dans des associations ou organisations en lien avec l'écriture (dont Cocyclics) pour cette raison : pour moi, l'écriture est un exercice solitaire. Dans ce sens, les événements en lien avec le NaNoWriMo ne me sont pas destinés. Je n'aime pas rendre compte de ce que je fais, je préfère accomplir mon travail pour moi-même, dans mon coin. L'écriture, à mon sens, ne devrait devenir un exercice social qu'une fois le manuscrit achevé.

- le mois de novembre, une mauvaise période pour l'écriture

Pour quelqu'un qui écrit toute l'année, le NaNoWriMo perd son sens. Je me consacre à mes textes en fonction de mon temps libre, dès que possible. Comment pourrais-je ou voudrais-je le faire plus ? De plus, le mois de novembre ne correspond pas à mes exigences professionnelles. C'est en général un mois chargé, qui demande de l'investissement et beaucoup de temps. Je sais qu'il existe d'autres NaNoWriMo, plus petits, mais je ne me suis pas vraiment penchée sur la question.

- ne pas sentir de pression par rapport à l'écriture

Le principe du NaNoWriMo consiste à tenir le compte de sa progression au jour le jour et d'entrer sur le site internet le nombre de mots écrit. A la fin du mois, on "réussit" son NaNoWriMo quand on parvient à valider ce nombre. On peut donc aussi échouer. Certaines personnes avancent mieux sous tension et la perspective de ne pas réussir les pousse à écrire. Pour ma part, tenir un compte de ce que je fais chaque jour crée une pression que j'ai du mal à supporter. Je voudrais toujours faire mieux et quand je n'y arrive pas... Je culpabilise et me le reproche. Dans cet état d'esprit, tenter le NaNoWriMo avec la crainte d'échouer, écrire pour écrire, me semble contreproductif. 

- la différence entre compte de mots et qualité

Le principe du NaNoWriMo est d'écrire 50 000 mots sur une période de temps très courte. Typiquement, il s'adresse aux personnes qui écrivent un premier jet. Il s'agit d'arriver au bout de son idée le plus vite possible, pour ne pas abandonner en cours de route et consacrer le reste de l'année à de la réécriture. Pour ma part, j'ai pris suffisamment confiance en moi avec l'expérience pour savoir que quand je commence un projet, je ferai ce qu'il faudra pour qu'il aboutisse. J'envisage donc le premier jet sous un angle différent : oui, le but est d'arriver au bout, mais pas de me précipiter. Je cherche une certaine qualité, quelque chose que je reprendrai plus aisément plus tard. Pour moi, un mois me semble trop court pour l'élaboration d'un roman entier.

Ce n'est pas pour moi, mais...

Même si le NaNoWriMo ne correspond pas, je me réjouis de son existence. Déjà parce que mon fil facebook regorge de bonne humeur, de personnes qui se félicitent de leurs progrès. Aussi parce que pendant un mois, les différents événements liés au NaNoWriMo portent un éclairage positif sur toute une communauté et sur la pratique de l'écriture en général. C'est bien la raison d'être de cet article ! N'hésitez pas à donner de la visibilité à l'événement si vous vous y intéressez ou que vous connaissez quelqu'un qui n'en a pas (encore) entendu parler. De mon côté, je continuerai d'écrire comme je le fais chaque mois, ni plus, ni moins, mais avec l'enthousiasme de savoir que tout cela est partagé !